Pas d'électricité, pas d'eau : la Sonede explique la multiplication des coupures

Le PDG de la Sonede, Abdelhamid Mnaja, explique que les perturbations de l'eau potable découlent largement des coupures d'électricité : la société exploite quelque 1 500 stations de pompage électriques et constitue le premier client de la Steg, si bien que chaque tour de délestage arrête la production. Il présente ces mesures comme un ajustement entre l'offre et la demande plutôt que comme des coupures à proprement parler, avec un rationnement nocturne maintenu au Sahel jusqu'à la mise en service de la station de traitement de Kallâa Kebira, prévue en décembre 2026. C'est cet enchaînement, du déficit de production au robinet sec, qui fait du problème énergétique de l'été un problème de gouvernance : deux monopoles publics sous-investis qui défaillent ensemble en pleine canicule.