L'Algérie bâtit une industrie intégrée du phosphate quand la production tunisienne stagne

Alger a signé le 12 août deux contrats dans le cadre de son projet phosphatier intégré : les infrastructures portuaires d'Annaba avec la société chinoise CHEC, et les installations de Bled El Hadba à Tébessa et d'Oued Kebrit à Souk Ahras avec l'italien Saipem. Grâce à une formule « fast track », l'Algérie vise la production de phosphate enrichi dès le premier trimestre 2027 et d'engrais au quatrième trimestre de la même année, sur des réserves exploitables estimées à 840 millions de tonnes et un objectif de 10,5 millions de tonnes de phosphate brut par an. La Tunisie dispose de l'industrie et de l'expérience mais, selon le ministère de l'Industrie, des Mines et de l'Énergie, a produit 3,04 millions de tonnes en 2024 contre environ 8,2 millions en 2010, et l'objectif gouvernemental de 14 millions de tonnes à l'horizon 2030 ne s'est pas encore traduit dans les chiffres.