Sous la pression des coupures, la Tunisie accélère la réforme de son réseau électrique appuyée par la Banque mondiale

Après des semaines de délestages imposés par la Steg dans une canicule où le thermomètre a frôlé les 50°C, Kapitalis faisait le point, le 30 juillet, sur le train de réformes engagé : un transformateur de 360 MVA mis en service au poste de Mornaguia, un second de 400 MVA attendu, la création d'une autorité de régulation du secteur énergétique, le passage de la Steg aux normes IFRS, un meilleur recouvrement des créances, 150 000 compteurs intelligents dans une première phase et un corridor de transport nord-sud. Ces mesures sont adossées à un prêt de 384,8 millions d'euros de la Banque mondiale et à un crédit de 30 millions de dollars du Fonds pour les technologies propres, dont l'ARP a approuvé les garanties de l'État le 14 juillet. La Tunisie importe environ 80% du gaz qu'elle consomme et consacre quelque 3 milliards de dinars par an aux subventions de l'électricité : le réseau est donc à la fois un problème budgétaire, un problème de sécurité énergétique et, désormais, un problème politique.