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Tunisie · Europe · Géopolitique : le brief quotidien
Contexte

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Trois ans après la signature du mémorandum migratoire entre l'UE et la Tunisie, 105 millions d'euros d'argent européen ont été mobilisés pour le contrôle des frontières tunisiennes, les arrivées en Italie ont baissé de 97 pour cent selon la mesure avancée par la Commission européenne, et 46 organisations de défense des droits affirment que cet argent a payé des interceptions violentes, des détentions arbitraires, des actes de torture et des expulsions collectives.

Trois navires de sauvetage construits à Trieste sont arrivés en Tunisie en juillet 2026, et le chantier n'a pas voulu nommer le client. L'OIM compte 22 377 retours de Tunisie depuis 2022. La Tunisie les dit volontaires ; l'Union des Ivoiriens en Tunisie les dit forcés.
Migration

L'Union européenne et la Tunisie ont signé à Tunis, le 16 juillet 2023, un mémorandum d'entente présenté comme un partenariat sur l'économie, l'énergie et la migration. Human Rights Watch indique que la Commission européenne l'a signé malgré les objections du Parlement européen, sans évaluation préalable des droits humains, sans critères clairs et transparents ni suivi indépendant. En 2024, la Médiatrice européenne et la Cour des comptes européenne ont mis en doute la conformité de ces financements aux obligations juridiques de l'UE. Les dirigeants européens érigent aujourd'hui le texte en modèle pour d'autres accords dans la région.

Au titre du volet migratoire du mémorandum, l'UE et ses États membres avaient mobilisé 105 millions d'euros pour les interceptions en mer et le contrôle des frontières, selon le décompte des 46 organisations en juillet 2026. Au moins 65 millions avaient été alloués en février 2024 pour former et équiper la garde côtière tunisienne et le Centre de coordination de sauvetage maritime. Kapitalis précise que le dispositif comprenait navires, véhicules, caméras thermiques, équipements opérationnels et formation pour la garde nationale et la marine, et fait état de trois navires de sauvetage de fabrication italienne livrés en juillet 2026.

Ursula von der Leyen a chiffré à 97 pour cent la baisse des arrivées irrégulières en Italie depuis 2023, dans une lettre de juin 2026 aux États membres qui a fuité selon Amnesty. Le récit qu'en fait Amnesty n'indique ni pays de départ ni date de fin. Ces 97 pour cent ne peuvent donc pas être rapprochés du décompte du HCR des arrivées par la mer en Italie, passé de 157 651 en 2023 à 66 316 en 2025. Euronews, citant l'OIM, rapporte au moins 990 morts en Méditerranée au 7 avril 2026, dont environ 765 sur la route centrale.

Pour le troisième anniversaire, 46 organisations humanitaires et de défense des droits ont demandé à l'UE de suspendre ce soutien. Leur déclaration évalue à plus de 140 000 les personnes interceptées par la garde côtière tunisienne jusqu'à fin 2024, en additionnant des chiffres de l'OIM et du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES). Le même jour, Human Rights Watch publiait le récit d'une Camerounaise qu'elle appelle Christine. Elle raconte que des agents ont frappé le groupe et pris leur argent et leurs téléphones dans un port près de Sfax, et que l'un d'eux l'a violée à la frontière algérienne.

Le ministre de l'Intérieur Khaled Nouri a déclaré en juillet 2025 que la Tunisie ne serait jamais une terre d'installation ni de passage pour les migrants africains en situation irrégulière, ni le gardien des frontières d'autrui. La Tunisie travaille malgré tout avec l'OIM sur les retours : 22 377 depuis 2022, dont 2 103 en 2026 au 18 mai. L'UE a inscrit la Tunisie sur sa liste de pays d'origine sûrs en février 2026, et l'Italie a proposé le 2 août des centres de retour financés par l'UE hors de l'Union, la Tunisie figurant sur une liste préliminaire de onze hôtes. Les ministres de l'Intérieur européens se sont accordés le 4 août pour accélérer les retours.

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Arrivées par la mer en Italie, de 2021 à 2025 · personnes · Source: UNHCR
Décompte par le HCR de toutes les arrivées par la mer en Italie, quel que soit le pays de départ et pas seulement la Tunisie. Amnesty rapporte les 97 % de von der Leyen comme un chiffre portant sur l'ensemble des arrivées en Italie, sans ventilation par pays de départ. Les cinq années présentées ici proviennent d'un seul document, le tableau de bord du HCR sur les arrivées maritimes en Italie de décembre 2025. Le HCR précise que ces chiffres sont des données officielles du ministère italien de l'Intérieur qui lui sont transmises, et qu'ils sont provisoires.
”Au vu de ce qui se passe ici, il s'agit plutôt d'un retour forcé”
Ferdinand TohbiPrésident de l'Union des Ivoiriens en Tunisie

Les chiffres

Comment le mémorandum a été signé
Le 16 juillet 2023 à Tunis. Human Rights Watch indique que la Commission européenne l'a signé malgré les objections du Parlement européen, en contournant son contrôle législatif, et sans évaluation préalable des droits humains, sans critères clairs et transparents ni suivi indépendant.
Fonds européens mobilisés pour le contrôle migratoire en Tunisie
105 millions d'euros
105 millions d'euros mobilisés au titre du volet migratoire, selon le décompte des 46 organisations dans leur déclaration du 16 juillet 2026. Au moins 65 millions avaient été alloués en février 2024 pour former et équiper la garde côtière tunisienne et le Centre tunisien de coordination de sauvetage maritime, créé en avril 2024.
Interceptions en mer jusqu'à fin 2024, selon l'estimation des 46 organisations
Plus de 140 000
Plus de 140 000 jusqu'à fin 2024, sur la base d'estimations, le chiffre réel étant probablement bien supérieur. Les 46 organisations parviennent à ce total en additionnant des chiffres du FTDES et de l'OIM : environ 60 600 interceptions en 2023 et une estimation de plus de 80 000 en 2024.
Données tunisiennes sur les interceptions, selon le FTDES
Aucune depuis juin 2024
Aucune depuis juin 2024. Le FTDES indique que les autorités tunisiennes ont cessé de publier toute donnée sur les interceptions le long des côtes et bloqué toutes les autres sources de ces données. Le FTDES a recensé 32 644 personnes interceptées au premier semestre 2024 et estime que l'année a dépassé 80 000.
Organisations signataires de l'appel commun
46 organisations de défense des droits humains et humanitaires, dont Amnesty International, Human Rights Watch, EuroMed Rights, Sea-Watch, SOS Humanity et l'European Center for Constitutional and Human Rights
Un récit documenté d'interception
Human Rights Watch a publié le 16 juillet 2026 le récit d'une Camerounaise qu'elle appelle Christine, prénom modifié pour sa sécurité. Elle raconte que la garde côtière a intercepté son embarcation au large de Sfax, que des agents ont frappé et fouillé le groupe à nu et confisqué argent et téléphones au port, et qu'un agent l'a violée lors d'une expulsion vers la frontière algérienne.
Navires de fabrication italienne livrés à la Tunisie
Trois navires de sauvetage en aluminium de 20 mètres, auto-redressables, construits par le chantier Cartubi à Trieste, livrés en juillet 2026 au titre d'une commande passée en 2024. Kapitalis, citant Shipping Italy, précise que le chantier n'a pas voulu divulguer l'identité du client.
Retours depuis la Tunisie dans le cadre du programme de l'OIM
22 377 personnes depuis le lancement du programme en 2022, dont 2 103 en 2026 jusqu'au 18 mai, et environ 400 retours supplémentaires en préparation, selon le chef de mission de l'OIM en Tunisie. Le gouvernement tunisien parle de retours volontaires.
Ce que Nawaat a constaté après les retours
Nawaat rapportait en juin 2026 que des personnes rentrées dans leur pays dans le cadre du programme se sont retrouvées rapidement sans ressources et livrées à elles-mêmes, et que l'OIM n'a pas répondu à ses questions sur le programme.
Décès recensés en Méditerranée en 2026
Au moins 990 morts recensés en Méditerranée en 2026 au 7 avril, dont environ 765 en Méditerranée centrale, soit une hausse de plus de 150 pour cent par rapport à la même période un an plus tôt. L'OIM y voit l'un des débuts d'année les plus meurtriers depuis le début de la collecte en 2014. Ces chiffres de l'OIM sont rapportés par Euronews ; les pages de données de l'OIM étaient inaccessibles.
Désignation de la Tunisie comme pays d'origine sûr
Le Conseil de l'UE a adopté le 23 février 2026 la première liste commune de pays d'origine sûrs, incluant la Tunisie aux côtés du Bangladesh, de la Colombie, de l'Égypte, de l'Inde, du Kosovo et du Maroc. Elle s'applique depuis le 12 juin 2026, en même temps que le Pacte sur la migration et l'asile.
L'accès à l'asile en Tunisie
Human Rights Watch indique que la Tunisie n'a pas de système d'asile national fonctionnel et que le gouvernement a suspendu depuis juin 2024 l'enregistrement des demandes d'asile et la détermination du statut de réfugié par le HCR, ce qui supprime l'accès à l'asile dans le pays.
La proposition d'accueillir des centres de retour financés par l'UE
L'agence de presse italienne ANSA a rapporté le 2 août 2026 que le ministre italien de l'Intérieur Matteo Piantedosi présenterait un projet de centres de retour financés par l'UE, situés dans des pays tiers sûrs, au Conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'Union convoqué le 4 août après la crise de Ceuta. Elle indiquait qu'une liste préliminaire d'États susceptibles de les accueillir circulait déjà : Ghana, Sénégal, Tunisie, Libye, Mauritanie, Égypte, Ouganda, Ouzbékistan, Arménie, Monténégro et Éthiopie. La question du financement restait ouverte.
Ce que le Conseil du 4 août a décidé
Les ministres de l'Intérieur de l'UE et de l'espace Schengen se sont réunis en visioconférence le 4 août 2026, sous présidence irlandaise, et se sont accordés pour combattre les réseaux de passeurs, renforcer les retours, consolider les frontières extérieures de l'UE et bâtir des systèmes d'alerte précoce. Piantedosi y a plaidé pour le traitement des demandes d'asile et des retours dans des pays tiers sûrs. Les ministres ont indiqué que la réunion nourrirait leur conseil des 1er et 2 octobre.
La mesure de l'effet du dispositif avancée par l'UE, dans une lettre ayant fuité
Baisse de 97 %
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a fait état d'une baisse de 97 pour cent des arrivées irrégulières en Italie depuis 2023, dans une lettre de juin 2026 aux États membres qui annonçait aussi la livraison de trois navires de sauvetage supplémentaires à la Tunisie, après deux livrés en septembre 2025. Ni Amnesty ni Kapitalis ne dit s'il s'agit des trois navires arrivés en juillet 2026. Amnesty International indique que cette lettre a fuité et rapporte le chiffre comme portant sur l'ensemble des arrivées en Italie, sans ventilation par pays de départ.
Ce que la Commission a publié sur le suivi
La Commission a indiqué à Amnesty International en avril 2026 avoir finalisé une procédure interne de traitement des allégations de violations des droits humains. Amnesty précise que ni la procédure, ni le nombre d'allégations reçues, ni leurs résultats n'ont été rendus publics, et que les mécanismes de suivi annoncés depuis 2023 n'ont été assortis d'aucune précision sur leur mandat, leurs moyens ou leurs conclusions.

Ce que la comparaison montre

Ce sur quoi ils s'accordent

L'UE et ses États membres ont injecté de l'argent et des équipements dans les capacités maritimes et frontalières tunisiennes au titre du mémorandum de 2023, la garde côtière tunisienne intercepte désormais des personnes en mer à grande échelle, et les arrivées irrégulières en Italie ont fortement chuté. Ursula von der Leyen chiffrait ce recul à 97 pour cent depuis 2023 dans une lettre de juin 2026 ayant fuité et le met en avant comme un résultat du dispositif. Amnesty International ne conteste pas que les départs depuis la Tunisie ont baissé. L'ambassadeur de l'UE à Tunis comme le ministre tunisien de l'Intérieur rejettent la description de la Tunisie en garde-frontière de l'Europe.

Là où ça se sépare

Le désaccord porte sur la signification de la baisse des arrivées et sur la responsabilité de ses conséquences. Les 46 organisations, dont Human Rights Watch et Amnesty International, y voient un déplacement du préjudice plutôt qu'un succès : l'argent européen a financé des interceptions qui se terminent en coups, en confiscations d'argent et de téléphones, en détentions arbitraires et en expulsions vers des frontières désertiques, et la Tunisie ne peut être dite sûre. Perrone récuse la prémisse. S'exprimant en mai 2026, trois mois avant que la proposition italienne ne soit rendue publique, il affirme que l'UE n'a jamais demandé à la Tunisie de contrôler la migration pour le compte de l'Europe et qu'aucun centre de retour n'y est à l'ordre du jour. Khaled Nouri place le gouvernement tunisien dans une troisième position : il ne gardera pas les frontières d'autrui et ne sera pas non plus un pays d'installation ou de transit. Ben Amor discute des causes plutôt que de l'argent, et situe le moteur dans les discours politiques hostiles à l'intérieur de la Tunisie. Tohbi conteste le mot volontaire, au nom des personnes concernées par le programme de retour.

Ce que personne ne dit

Seules la Commission européenne et les autorités tunisiennes pourraient ouvrir le dispositif à une vérification indépendante, et ni l'une ni l'autre ne l'a fait. La Commission a indiqué à Amnesty en avril 2026 avoir finalisé une procédure interne de traitement des plaintes en matière de droits humains, puis n'a rien publié sur son fonctionnement ni sur ses résultats. La Tunisie a cessé de publier les données d'interception en juin 2024, selon le FTDES : le dernier total cité, plus de 140 000, est donc une estimation qui s'arrête fin 2024. Les organisations de défense des droits réclament des critères clairs et des conséquences réelles, sans dire qui les mesurerait ni à partir de quelles données. La question factuelle centrale, combien de personnes sont interceptées et ce qu'elles deviennent, n'a aucune source que les deux camps accepteraient.

Qui dit quoi

Friederike Mager, Coordinatrice principale du plaidoyer auprès de l'UE, Human Rights Watch

Mager demande que l'UE dénonce publiquement ces violations et place les droits humains, et non le contrôle migratoire, au centre de la relation, avec des critères définis et des conséquences si les abus se poursuivent.

”The EU cannot pretend to champion human rights while deepening cooperation with Tunisian authorities responsible for crushing dissent and abusing migrants”L'UE ne peut pas prétendre défendre les droits humains tout en approfondissant sa coopération avec des autorités tunisiennes responsables de l'écrasement de la dissidence et de violences contre les migrants
Heba Morayef, Directrice régionale pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Amnesty International

L'argument de Morayef porte sur ce que l'UE savait au moment de signer. Sur cette base, Amnesty rejette la qualification de la Tunisie comme pays sûr, en pointant l'ampleur des violations en cours et l'absence de toute voie de protection fonctionnelle.

”Despite well-documented evidence of human rights violations against refugees and migrants in Tunisia, the EU looked the other way and signed the MoU without effective human rights safeguards.”Malgré des preuves bien documentées de violations des droits humains contre les réfugiés et les migrants en Tunisie, l'UE a détourné le regard et signé le mémorandum sans garanties effectives en matière de droits humains.
Romdhane Ben Amor, Porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES)

Ben Amor met l'accent là où les organisations européennes le mettent peu : sur la politique intérieure tunisienne. Il soutient que les discours politiques hostiles et les contenus viraux sur les réseaux sociaux ont construit un climat où les migrants deviennent les boucs émissaires d'une société déjà en crise. Il ajoute que plusieurs initiatives législatives récentes durciraient, et non assoupliraient, l'accès à la nationalité tunisienne.

”Ces discours participent à la construction d'un climat social anxiogène dans lequel les migrants deviennent des boucs émissaires”Ces discours participent à la construction d'un climat social anxiogène dans lequel les migrants deviennent des boucs émissaires
Ferdinand Tohbi, Président de l'Union des Ivoiriens en Tunisie

Tohbi s'exprime au nom d'une communauté migrante directement concernée par le programme de retour et récuse la description officielle qui en est faite. Il déclare à Nawaat que sa communauté est en pleine crise, que les gens craignent pour leur sécurité et sont donc contraints de partir, et qu'il s'agit d'un retour forcé organisé plutôt que volontaire. Il affirme aussi que certaines personnes renvoyées vers la Côte d'Ivoire ne sont pas ivoiriennes.

”Au vu de ce qui se passe ici, il s'agit plutôt d'un retour forcé”Au vu de ce qui se passe ici, il s'agit plutôt d'un retour forcé
Giuseppe Perrone, Ambassadeur de l'Union européenne en Tunisie

Perrone est la voix institutionnelle qui défend le dispositif, et il le défend en niant la prémisse des critiques. S'exprimant lors d'une manifestation de la Journée de l'Europe à Tunis en mai 2026, il a rejeté l'idée que l'UE voudrait confier à la Tunisie la gestion de la migration irrégulière pour le compte de l'Europe ou lui faire jouer un rôle de substitution ou d'externalisation, et a démenti la création de centres de retour en Tunisie, précisant que la discussion européenne portait sur la désignation de pays sûrs. Il a présenté la coopération comme reposant sur une convergence d'intérêts, dont la lutte contre les passeurs et la protection des intérêts nationaux tunisiens, dans un portefeuille de projets européens en Tunisie d'environ 1,35 milliard d'euros.

Khaled Nouri, Ministre tunisien de l'Intérieur

Nouri énonce le refus constant du gouvernement tunisien d'endosser le rôle que lui prêtent à la fois les critiques de l'UE et ses propositions. Il rejette l'idée que la Tunisie devienne un pays d'installation ou de transit pour les migrants africains en situation irrégulière, et refuse explicitement le rôle de gardien des frontières d'autrui, tout en qualifiant la migration irrégulière de dossier complexe et multidimensionnel. Il détaille aussi ce que fait son ministère : renforcement de la flotte maritime, drones et caméras thermiques, coopération avec les États membres de l'UE et l'OIM. Cette position s'oppose aux organisations de défense des droits, qui estiment que la Tunisie remplit déjà ce rôle en pratique, et à la proposition italienne qui inscrit la Tunisie parmi les pays hôtes candidats.

”la Tunisie ne sera jamais une terre d'installation ni de passage pour les migrants africains en situation irrégulière, et ne sera pas non plus le gardien des frontières d'autrui”la Tunisie ne sera jamais une terre d'installation ni de passage pour les migrants africains en situation irrégulière, et ne sera pas non plus le gardien des frontières d'autrui

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