La Tunisie figure sur la liste préliminaire italienne des pays susceptibles d'accueillir des centres de retour financés par l'UE

Lors de la réunion des ministres de l'Intérieur des Vingt-Sept à Bruxelles, le mardi 4 août, le ministre italien de l'Intérieur Matteo Piantedosi présentera un projet de création, hors du territoire de l'Union et sur financement européen, de centres destinés à retenir les migrants en situation irrégulière en attente de rapatriement : un modèle inspiré de l'accord italo-albanais. Selon le Corriere della Sera, la liste préliminaire des pays susceptibles d'accueillir ces structures comprend la Tunisie, la Libye, l'Égypte, la Mauritanie, le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, l'Ouganda, l'Éthiopie, l'Ouzbékistan, l'Arménie et le Monténégro ; l'agence italienne Ansa a repris cette même liste le 2 août, en citant des sources gouvernementales. Aucune décision n'est arrêtée, et vingt-deux États membres ont par ailleurs réclamé un renforcement des frontières extérieures. Pour Tunis, la proposition relance la question du rôle que Bruxelles entend lui confier dans le contrôle migratoire européen, au-delà du mémorandum d'entente de 2023.