Qui dit quoi · Les injections esthétiques en Tunisie
Le 23 juillet, le syndicat des médecins esthétiques a remis à la commission de la santé du Parlement une proposition de loi criminalisant les injections esthétiques pratiquées par quiconque n'est pas médecin, après des mois d'alertes sur des produits défigurants achetés en ligne. Le 17 août, la Chambre nationale des centres de beauté a répondu sur Diwan FM : montrez les dossiers des clients qui auraient été lésés, et cessez d'accuser toute la profession. Là où le syndicat veut trancher en bloc, en réservant l'aiguille aux médecins, la chambre veut trancher au cas par cas, sur preuve. Le ministère et les députés proposent chacun leur instrument.
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Tunisie

Les agents et cadres de la Compagnie des phosphates de Gafsa observeront une grève totale les 1er, 2 et 3 septembre si leurs revendications ne sont pas satisfaites, selon un préavis de grève déposé lundi par le département des offices et établissements publics de l'UGTT. Les revendications portent sur l'application immédiate des procès-verbaux et accords déjà signés, l'activation des augmentations salariales, le relèvement de la prime de fin de service sur le modèle du Groupe chimique tunisien, une hausse de 4 pour cent de la prime compensatoire et l'intégration des augmentations de 2015 à 2017 dans le salaire de base. Le préavis a été adressé aux ministres de l'Industrie et des Affaires sociales, au secrétaire général du gouvernement, à l'inspection du travail et au PDG de la compagnie, après que la direction et l'autorité de tutelle ont laissé sans réponse une demande syndicale de séance de travail, selon le syndicat.

Antonino Urru, 78 ans, originaire d'Oristano en Sardaigne, ancien sous-officier (maresciallo) de l'armée italienne passé par les services de renseignement, a été retrouvé sans vie dans sa cellule à la prison de Mornag le vendredi 14 août, une dizaine de jours après son arrestation en Tunisie sur mandat international, à la suite d'une condamnation définitive pour fraude fiscale portant sur quelque 815 000 euros, rapporte La Nuova Sardegna. Le décès a été confirmé dans les milieux diplomatiques, selon le journal, mais ni les autorités tunisiennes ni les autorités italiennes n'en ont communiqué la cause. Les médias tunisiens ont relayé l'information lundi.

Le président Kais Saied s'est rendu lundi au siège du Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement à Tunis, au moment où l'institution entamait officiellement ses missions, a pris connaissance de l'avancement de ses travaux et a souligné son rôle dans l'amélioration des performances du système éducatif, de la recherche scientifique et de la formation professionnelle. La composition du conseil a été parachevée par un décret présidentiel du 12 août, publié au Journal officiel, nommant les membres de sa haute instance et chargeant Mohamed Ali Boughdiri des fonctions de secrétaire général; la séance inaugurale s'est tenue le lundi 17 août. Le chef de l'État s'est ensuite rendu dans le quartier Lafayette de la capitale, où il a échangé avec des citoyens sur leurs préoccupations quotidiennes.

Le mot méduse figure parmi les recherches Google les plus fréquentes des Tunisiens en ce moment, en pleine saison balnéaire. Selon La Presse, il s'agit de Rhizostoma pulmo, une espèce présente de longue date dans les eaux tunisiennes et dont les concentrations dans le golfe de Gabès ont été documentées par une étude fondée sur 17 ans de données, et non d'une invasion nouvelle. L'ingénieur en environnement et climat Hamdi Hached met en avant une Méditerranée montée localement, début août, jusqu'à huit degrés au-dessus des normales, l'enrichissement des eaux par les rejets mal traités et la disparition de nombreux prédateurs des méduses sous l'effet de la pêche, tandis que vents et courants concentrent les animaux près des plages.
Géopolitique

L'accord de soixante jours signé le 17 juin à Islamabad sous médiation pakistanaise a expiré lundi sans déboucher sur un règlement final. Il a achoppé de fait en un mois sur des engagements rédigés de façon vague et sur le différend concernant les couloirs de navigation du détroit d'Ormuz : Trump l'a déclaré « terminé » dès le 7 juillet, et le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaeil Baghaei affirme que la « violation flagrante et massive » du texte par les États-Unis a empêché toute ouverture de négociations. Rien n'annonce une relance ; le Pakistan continue de tenter de rétablir des contacts directs.

Lors d'une réunion de plusieurs heures lundi, l'envoyé de Donald Trump Jared Kushner et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou sont convenus, selon une source proche des discussions, qu'un général américain dirigerait la supervision de la « démilitarisation » du Hamas. La rencontre s'est tenue au lendemain des entretiens rares de Kushner au Caire avec une délégation du Hamas, aux côtés de l'envoyé du Board of Peace pour Gaza, Nickolay Mladenov, pour tenter de sauver la feuille de route en quinze points de l'organe après son rejet par Israël. Confier le dossier du désarmement à un responsable américain est le premier résultat concret de ce cycle de médiation.

Deux drones chargés d'explosifs de type Hadid-110, lancés depuis le territoire iranien peu après minuit dans la nuit de dimanche à lundi, ont frappé le bureau privé du Premier ministre Masrour Barzani et la résidence du chef du service de renseignement Parastin dans le district de Pirmam, près d'Erbil, sans faire de victimes. Barzani qualifie ces attaques d'« inconsidérées et inacceptables » et d'« escalade dangereuse et menace directe pour la sécurité et la stabilité de la région du Kurdistan ». Téhéran accuse la région d'abriter des réseaux de renseignement israéliens et des groupes d'opposition kurdes iraniens, et y frappe régulièrement des cibles depuis le début de la guerre, fin février.
Europe

La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas déclare au journal Die Welt qu'elle présentera cet automne « les listes de sanctions les plus étendues depuis le début de la guerre » : une fois adoptées, dit-elle, elles augmenteraient d'un tiers d'un coup le nombre d'entités russes sanctionnées. Des diplomates européens indiquent à Reuters que le service diplomatique de l'Union proposera environ 1 600 personnes et entreprises liées au complexe militaro-industriel, présentées début septembre pour une adoption en octobre ; près de 3 000 noms figurent déjà sur les listes. Kallas estime que les sanctions ont déjà privé la machine de guerre russe de plus de 1 000 milliards d'euros.

Un tribunal de Pskov a condamné lundi Lev Shlosberg, l'une des figures de proue du parti Iabloko, à onze ans et un mois de prison pour ses déclarations contre la guerre en Ukraine, à l'approche des élections législatives du mois prochain. Le même jour, la Cour suprême russe a rejeté l'appel du parti et confirmé l'exclusion de Iabloko, la seule formation ouvertement opposée à la guerre, du scrutin du 18 au 20 septembre. Les deux décisions achèvent d'effacer l'opposition à la guerre de la vie électorale russe.

Robert Jenrick, porte-parole économique de Reform UK, a présenté lundi dans un discours le projet de réserver aux seuls citoyens britanniques les prestations telles que le crédit universel, les allocations familiales, l'aide au logement et le complément de retraite, avec des exceptions pour le service militaire et pour ceux qui ont cotisé au régime de retraite ; le parti revendique une économie de 21 milliards de livres par an d'ici 2029. La proposition vise aussi les citoyens de l'UE bénéficiant du statut de résident acquis après le Brexit et exigerait de renégocier l'accord de retrait conclu avec Bruxelles. Le Labour répond que l'immense majorité des immigrés n'a pas accès au système de prestations et que le projet frapperait des gens qui travaillent et paient des impôts depuis des décennies.

La Commission européenne veut passer par la législation sur le marché de l'électricité pour taxer l'électricité moins que le gaz naturel, afin de rendre l'électrification financièrement attractive dans le cadre de l'objectif européen de 46 % d'électrification d'ici 2040 ; l'électricité coûte aujourd'hui trois à cinq fois plus cher que le gaz dans l'Union. Le ministère allemand des Finances objecte que la fiscalité exige l'unanimité et que la Commission la contourne en passant par les règles de marché : son directeur général Bastian Fleig voit des « doutes sérieux » sur une adoption à la majorité qualifiée et parle d'une ingérence directe dans la souveraineté fiscale et budgétaire nationale. Les négociations entre États membres et Parlement commencent après la pause estivale, sous présidence irlandaise.