
Après qu'un juge d'instruction a émis le 8 septembre un mandat de dépôt contre le journaliste Mohamed Yousfi, arrêté le 4 septembre sur soupçon d'enrichissement illicite et de blanchiment d'argent, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a accusé la justice d'avoir violé les procédures: l'interrogatoire n'aurait pas été finalisé, la défense n'aurait pas été entendue, et la décision aurait été prise en l'absence de Yousfi, après quoi ses avocats ont refusé de signer le procès-verbal. Le SNJT a tenu les autorités responsables de l'état de santé de Yousfi, opéré en urgence de l'appendicite pendant sa garde à vue, et a affirmé que la détention provisoire ne doit pas devenir une punition anticipée des journalistes. Le syndicat a proclamé l'"état d'urgence" journalistique et annoncé une résistance médiatique.

L'agence de notation Fitch a confirmé le 8 septembre la note souveraine à long terme de la Tunisie à "B-" avec une perspective stable, tout en soulignant d'importantes vulnérabilités des finances publiques: un déficit budgétaire de 6,4% du PIB est attendu en 2026 et une dette publique autour de 85% du PIB jusqu'en 2028. Fitch a pointé le financement intérieur comme prochaine source de risque, la Banque centrale de Tunisie (BCT) prévoyant de se retirer du financement direct de l'État à partir de 2027, alors que les banques tunisiennes sont déjà fortement exposées au financement de l'État. Fitch a néanmoins salué le remboursement intégral en juillet du seul eurobond tunisien encore en circulation, d'un montant de 700 millions d'euros.

Depuis le 6 septembre, l'UE a mis fin à la période de flexibilité qui permettait aux autorités frontalières de suspendre certains contrôles biométriques aux heures de pointe, et le système d'entrée/sortie (EES), qui enregistre les données du passeport, les données biométriques et les dates d'entrée et de sortie des voyageurs hors UE, s'applique désormais pleinement aux frontières extérieures de l'espace Schengen. Les temps d'attente pourraient être plus longs qu'avec les anciens contrôles manuels, selon l'association du transport aérien IATA, qui avait averti cet été de files d'attente de plusieurs heures dans certains aéroports européens. Ce changement ne cible pas spécifiquement les Tunisiens et ne constitue pas une nouvelle restriction, mais la fin d'un assouplissement temporaire instauré pour gérer l'affluence.
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Webdo · mardi 8 septembre 2026