Réuni le 29 juillet, le conseil d'administration de la Banque centrale a maintenu son taux directeur inchangé à 7,00%, estimant que les risques entourant l'inflation restent orientés à la hausse : l'inflation s'est établie à 5,3% en juin, mais l'inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et prix administrés, se maintient à 5% pour le troisième mois consécutif. Le communiqué chiffre le déficit courant à 4.241 MDT, soit 2,3% du PIB, au premier semestre 2026 contre 2.844 MDT (1,6%) un an plus tôt : un creusement entièrement imputable à une facture énergétique record de 8.502 MDT ; hors énergie, la balance courante dégage un excédent de 2.538 MDT. Après le remboursement en juillet de l'eurobond de 700 millions d'euros, les avoirs nets en devises s'établissaient au 28 juillet à 23,4 milliards de dinars, soit 92 jours d'importation.

Le Tunindex a déclenché de nouveau le coupe-circuit dès l'ouverture, mercredi 29 juillet, cédant plus de 3% puis frôlant les 4% de baisse, avant de retourner sa trajectoire pour clôturer en hausse de 1,31%, à 19.999,20 points, porté par les mêmes valeurs bancaires qui avaient provoqué la chute des deux séances précédentes. Le même jour, le Conseil du marché financier a réuni le ministère des Finances, la Banque centrale, les banques cotées, la Bourse et l'association professionnelle des intermédiaires, défendu le mécanisme de suspension automatique comme un dispositif prudentiel appliqué sur les grandes places et appelé les investisseurs à s'appuyer sur les indicateurs plutôt que sur les rumeurs. Son communiqué porte sur le mécanisme et la solidité du marché, non sur le décret imposant aux banques 8% de leurs bénéfices en crédits d'honneur sans intérêts, que l'économiste Ridha Chkoundali avait désigné la veille comme l'élément déclencheur.

S'exprimant devant l'Assemblée le 28 juillet, lors de l'examen de la garantie accordée au prêt de la BERD, le ministre de l'Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh a indiqué qu'une fusion entre la Compagnie des phosphates de Gafsa et le Groupe chimique tunisien figurait parmi les scénarios à l'étude, après le décret n° 79 du 1er juin 2026 qui a placé les deux entreprises publiques sous une direction générale unique, celle d'Omar Bouzouada. Il a rappelé aux députés que le phosphate représentait autrefois environ 4% du PIB et 9 à 12% des exportations, contre 0,5% du PIB et près de 3% des exportations aujourd'hui. Ce propos sur la fusion n'a été rapporté que par une seule rédaction, et aucune fusion juridique n'a été annoncée.
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Webdo · mercredi 29 juillet 2026